Vingt mille Lieues Sous Les Mers — Complete
Vingt mille lieues sous les mers s'ouvre en 1866, lorsqu'un monstre marin mystérieux, plus rapide et plus vaste qu'aucune baleine, sème la panique sur les océans du globe. Le professeur Aronnax, son fidèle domestique Conseil et le harponneur canadien Ned Land embarquent pour traquer la créature. Mais le monstre se révèle être le Nautilus, un sous-marin prodigieux commandé par l'énigmatique capitaine Nemo. Désormais prisonniers à bord, les trois hommes parcourent les profondeurs du monde, des forêts sous-marines aux ruines de l'Atlantide, partagés entre l'émerveillement et le désir de fuir.
Ce chef-d'œuvre de Jules Verne mêle l'aventure haletante à une vision scientifique étonnamment visionnaire. À travers Nemo, génie révolté et solitaire, le roman interroge la liberté, la vengeance et le rapport de l'homme à la nature. Hymne à la curiosité et à la puissance de la science, il célèbre les merveilles insoupçonnées de l'océan tout en avertissant des dangers de l'orgueil humain. Une œuvre fondatrice de la science-fiction, demeurée universelle.
How it begins
L'année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n'a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des ports et surexcitaient l'esprit public à l'intérieur des continents les gens de mer furent particulièrement émus. Les négociants, armateurs, capitaines de navires, skippers et masters de l'Europe et de l'Amérique, officiers des marines militaires de tous pays, et, après eux, les gouvernements des divers États des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus haut point. En effet, depuis quelque temps, plusieurs navires s'étaient rencontrés sur mer avec « une chose énorme » un objet long, fusiforme, parfois phosphorescent, infiniment plus vaste et plus rapide qu'une baleine. Les faits relatifs à cette apparition, consignés aux divers livres de bord, s'accordaient assez exactement sur la structure de l'objet ou de l'être en question, la vitesse inouïe de ses mouvements, la puissance surprenante de sa locomotion, la vie particulière dont il semblait doué. Si c'était un cétacé, il surpassait en volume tous ceux que la science avait classés jusqu'alors. Ni Cuvier, ni Lacépède, ni M. Dumeril, ni M. de Quatrefages n'eussent admis l'existence d'un tel monstre — à moins de l'avoir vu, ce qui s'appelle vu de leurs propres yeux de savants.
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